Rio, une expérience inoubliable pour Thomas Simart

Thomas Simart à Rio, entouré de Ludovic Loquet, vice-président du conseil départemental, et des Immercuriens Michel Létienne et Adrien Bart.- Photo © DR
Thomas Simart à Rio, entouré de Ludovic Loquet, vice-président du conseil départemental, et des Immercuriens Michel Létienne et Adrien Bart.- Photo © DR

Huitième hier de la finale olympique du C1 200 mètres, Thomas Simart dresse un premier bilan de sa compétition et nous fait part de son enthousiasme.

« Après la journée de qualif, je me suis rendu compte que j’avais passé un cap. Ce que j’ai fait à l’entraînement dans ma tête et physiquement m’a permis d’en arriver là » explique-t-il.
Thomas savait qu’il avait acquis certaines choses lors du stage terminal, encore fallait-il, qu’il les valide en course, ce qui a été le cas. «J’ai enfin retrouvé ma glisse, celle que j’affectionne le plus », dit-il. « Quel plaisir de se sentir glisser de cette façon ».

Ambiance incroyable dans les tribunes
Thomas a donc très logiquement conservé cette approche de course pour la finale : concentré mais avec le plus de relâchement possible. «Les points clés vus avec Anthony (son entraîneur) étaient bien sûr la posture d’attaque dès le premier coup de pagaie, un bonne montée en cadence pour ensuite pouvoir me déplier, prendre le temps d’aller vite avant d’arriver en fin de course, là où tout se joue. L’attitude était la plus offensive possible ».
L’ambiance dans les tribunes était incroyable ! Le brésilien était dans la course et ça s’est entendu ! « Au moment de rentrer dans les sabots, j’étais concentré sur ce que je devais mettre en place. Le starter a mis un peu de temps à nous lancer mais j’ai pu sentir cette adrénaline monter en moi, ce qui me permet de faire de bons départs. Du coup, gros start bien dans le Go et bonne montée en cadence. La phase de relâchement musculaire sur un gros tempo n’a pas été aussi efficace que ce que je voulais. Ou peut être qu’elle l’était mais ça allait tellement vite que je n’ai pas ressenti ma glisse aussi bien à ce moment là.
Quand mes bras sont devenus tout durs je n’avais plus rien en tête, hormis le fait de vouloir passer la ligne le plus vite possible. La cadence élevée en était la clé. C’est ce qui m’a permis de passer en finale d’ailleurs. Une fois la ligne d’arrivée passée, je ressens bien que je ne suis pas dans le coup. Mais de là à voir apparaître FRA sur la 8e place j’étais un peu déçu. L’envie de bousculer les montagnes était là ! L’envie de chambouler la hiérarchie aussi».

Expérience inoubliable
Thomas Simart explique ensuite que la dimension Olympique l’a transcendé, qu’il n’a pas subi de pression ingérable, certainement parce qu’il a appris sa qualification sur le tard et que pour le coup, il était dans la peau de l’outsider. « Quels jeux ! Cette expérience est inoubliable et je tiens encore à remercier toutes les personnes, la famille, le club, les amis pour les encouragements, les messages, leur ferveur. Cela fait un bien fou après ces 6 ans de galère ».
Thomas adresse un grand merci à Anthony Soyez pour le travail accompli à l’entraînement : « on a traversé des zones d’ombres, mais il a continué à croire en mes capacités et n’a jamais baissé les bras. Avec Cécilia comme préparatrice mentale, j’ai de nouveau appris sur moi. Mon tiroir de solutions était plein sur cette ligne de départ. Axelle qui me fait travailler l’hypnose, en complément, m’a également bien aidé ! Le relâchement dans la tête est une approche. Loic (Léonard) n’y est pas pour rien non plus dans ma perf. Il m’a permis de me dépasser au quotidien, même quand l’envie de bouffer les autres était moins au rendez vous. Merci aux copains du club avec qui on se tire des bourres sur l’eau. Mathieu, Pierrick, Damien, Romain ».
Enfin, il adresse un grand merci à Olivier Bayle, son président de club : « Tu as construit tout ça avec la passion qui t’anime pour notre sport. Sans toi pas d’emploi, sans toi, pas de CIP au Département. Sans cela le haut niveau aurait été quasi inaccessible ».
Thomas Simart va maintenant vivre les Jeux jusqu’au bout et participera à la cérémonie de clôture. Il prend l’avion le 22 et revient en France le 23… Des souvenirs plein la tête.