Dixième des Jeux, Adrien Bart revient sur ce qu’il a vécu

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Deuxième de la finale B du C1 1000 m, dixième du classement final, mardi, Adrien Bart en a fini avec la compétition qu’il dit avoir très bien vécue. Maintenant il lui reste à encourager ses potes de l’équipe de France à commencer par Thomas qui courra la finale du C1 200 m aujourd’hui.

Désormais libéré de la pression, Adrien Bart est sorti de sa bulle et peut vivre pleinement ses Jeux olympiques. Il peut aussi revenir sur tout ce qui s’est passé depuis le début du mois.
Après une préparation qui s’est très bien déroulée, l’équipe de France est arrivée sur place, découvrant alors l’ambiance et le village olympique : « on nous a très bien été préparés à cette découverte, du coup ça n’a pas occasionné de stress supplémentaire», dit-il. A suivi la découverte du bassin : « magnifique mais mouvementé qui ne permet pas vraiment une bonne expression de la technique ». Les jours se sont alors enchaînés avec les derniers entraînements et les phases de repos. « La veille de la course, le directeur de l’équipe de France nous a remis nos dossards ; restait à faire une bonne nuit pour partir au combat ».
Lundi, Adrien Bart prenait connaissance des concurrents de sa série, décidait de ne pas trop forcer mais de prendre un bon départ pour rentrer dans la compétition. Après l’arrivée et un passage rapide devant les caméras de France Télévision, il rentrait vite au paddock pour récupérer rapidement en vue de la demi-finale qui se courrait 1 h 30 plus tard. “On m’apprend alors qu’il y avait un accès direct à la finale qui n’était pas précisé dans le programme initial. Exemple parmi d’autres de l’organisation un peu bancale de ces jeux. Mais ça ne changeait rien pour moi, dans tous les cas”.

Déception et remobilisation
Sur la demi-finale, Adrien prenait un bon départ comme en série mais, dit-il, « je me trouve gêné par des vagues sur le deuxième 250 m de la course ce qui m’oblige à redresser le bateau et me fait perdre de la vitesse. C’est là que la course se joue pour moi car après ça j’accuse un retard important. Il n’empêche que je suis aux jeux et je poursuis donc mon effort jusqu’à la ligne. Cinquième et déçu, je passe voir les supporters puis rentre au village ; repense à la course et à ce qui s’est passé. On cherche, avec Nicolas Maillote, mon coach, ce qui a pu manquer. On essaie de décrypter les choses mises en place et on finit par trouver la cause : un manque d’amplitude sur les jambes dû au bassin mouvementé. Un détail technique qui fait toute la différence au niveau de la glisse du bateau. Ce n’est pas une erreur véritable juste un détail qui, additionné, à chaque coup de pagaie produit un grand écart”.
Le lendemain, toujours déçu, Adrien Bart a le sentiment d’être sorti de l’enjeu, de la pression de la course. “J’en fais part à mon coach et à d’autres athlètes qui réussissent en deux ou trois mots à me redonner de l’élan. Sur cette finale B je parviens encore une fois à réaliser un gros départ puis j’envoie les jambes et ça glisse. Je ne perds jamais de vitesse. Ça me porte jusqu’au bout et je termine 2e. Très heureux d’avoir pu enfin montrer ce que je vaux”.