Avant une dernière échéance en Pologne : Flore Caupain honorée par la commune

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Flore Caupain n’en a pas encore fini avec sa saison internationale puisqu’elle s’apprête à partir pour la Pologne où elle disputera les Olympic Hopes. Pas encore vraiment le moment de se reposer donc après les championnats d’Europe et du monde juniors puis les championnats du monde seniors. Ce vendredi soir pourtant, elle faisait une pause pour répondre à l’invitation de Nicolas Desfachelle, maire, et du conseil municipal de Saint-Laurent-Blangy qui voulaient l’honorer pour les médailles qu’elle a remportées et les performances qu’elle a réalisées durant tout l’été.

Salle d’honneur de la mairie où étaient présents les élus, les membres du club, la famille de Flore et les amis, il revenait à l’heureux président Olivier Bayle, de dire combien « nous avons vécu un été extraordinaire ». Les choses avaient débuté au mois de mai avec la médaille de bronze en coupe du monde de Thomas Simart qui « a donné la pêche à tout le monde » et la présence de deux Français, deux Immercuriens, Adrien Bart et Thomas Simart, dans une finale mondiale. Du jamais vu en France.

La réussite d’un équipage et des copines
La réussite de Flore est celle d’un binôme avec Laura Ruiz… Un super équipage formé de “tronches de filles de haut niveau” qui prennent plaisir dans le même bateau. Un équipage qui ne s’est jamais posé de question sauf une : La Marseillaise, on la chante ou pas ? Parce que notre hymne national, elles l’ont fait entendre deux fois : la première après le titre de championne d’Europe junior et la seconde, après le titre de championne du monde. Là encore c’était une première pour le canoë-kayak tricolore puisqu’aucune française n’avait encore réussi une telle performance.
Sacrée réussite donc pour Flore dont le succès est aussi celui de ses copines, partenaires d’entraînement, Claire Billau et Clémence Leblanc avec qui elle se tire la bourre pour être tous les jours « la championne de Saint-Laurent ».

Six belles années à venir
Après ses performances en juniors, Flore a été retenue en équipe de France senior pour participer aux championnats du monde au Portugal où elle a disputé deux finales A, prenant notamment la 7e place en C2 500 m, avec Eugénie Dorange. Comme Thomas Simart et Adrien Bart qui ont terminé 6e du C2 1000 m, un tel résultat l’an prochain serait synonyme de quota olympique. Mais on en n’est pas là, car dans quelques semaines tous les compteurs seront remis à zéro, pour tout le monde. Mais pour Olivier Bayle, une chose est sûre : avec les 14 internationaux de cette année (Flore, Thomas, Adrien et tous les autres) , 15 même avec la récente sélection d’Ombeline Dhé pour les Olympic Hopes, « il y a six belles années qui arrivent ». Car Saint-Laurent-Blangy espère bien sûr être représenté aux Jeux de Tokyo et de Paris. Ce qui fait dire à Richard Bollier, cheville ouvrière de la création du club il y a un peu plus de cinquante ans : « les anciens n’ont pas travaillé pour rien ».

Faire en sorte que cela continue
Pour Nicolas Desfachelle, le maire de Saint-Laurent, c’est évidemment une fierté… Quand on croise un bateau sur la Scarpe, pouvoir se dire que c’est peut-être un futur champion olympique a certainement quelque chose de jouissif, d’autant que dans le club, il n’y a pas de mercenaires. Tous sont formés à l’ASL, avec un état d’esprit qui les inscrit dans la durée. Nicolas Desfachelle se réjouit de voir Flore, « que l’on a connue toute petite », découvrir le monde, échanger avec des étrangers, découvrir d’autres cultures, s’épanouir… Une chance… Et il est de « notre devoir de faire en sorte que cela continue ».
Pour le fun, Nicolas Desfachelle et Emmanuelle Lapouille, conseillère départementale, ont remis autour du cou de Flore, les médailles qu’elle a remportées cet été… Sous les yeux de Thomas Simart, finaliste olympique et mondial, qui de son côté savoure aussi le résultat obtenu avec Adrien Bart. Car c’était un sacré défi pour ces deux Immercuriens qui pagaient tous les deux à droite… Après leur 6e place, ils étaient contents et cela s’est vu sur la vidéo : « quand Adrien m’a mis une tape dans le dos, j’ai cru que j’allais perdre un poumon » dit Thomas avec humour. Comme quoi à Saint-Laurent on sait être sérieux sans se prendre au sérieux. Et si la clef de la réussite était simplement là.