Thomas Simart clôture le programme

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Dernière journée des championnats du monde aujourd’hui, avec Adrien Bart sur le 200 m, les deux finales A qui attendent Flore Caupain et en toute fin de programme le C1 5000 m, course dans laquelle est engagée Thomas Simart.

Après ses finales sur 500 m en mono et 1000 m en binôme avec Adrien Bart, Thomas a connu hier une journée plus calme. Du repos, un décrassage, du kiné… Du temps pour se remobiliser pour la course d’aujourd’hui avec l’envie de bien faire. Engagé sur le C2 et le C1, il était conscient que cela serait difficile. Avec le recul, il ne regrette pas d’avoir fait ce choix mais il reconnait que c’était mission impossible. La priorité étant le C2 1000 m, il a tout donné avec la satisfaction de pointer au 6e rang mondial mais avec quand même un soupçon de frustration. “En demi-finale, nous étions très bien, bien relâchés. En revanche en finale, nous nous sommes crispés… Dans notre couloir nous étions davantage exposés… C’est une grosse relance qui nous a permis de terminer 6e”. Et d’ajouter : “on sait qu’on peut mieux faire”. La débauche d’énergie a été très importante et le temps de récupération beaucoup trop court avant la finale du C1 500 m… « Je voulais mais le corps ne pouvait plus… Ce n’est pas drôle à vivre ». Au final il se dit bien content de la 6e place en biplace qui est prometteuse pour l’avenir. Mais il n’y a aucune conclusion à tirer. Au contraire, « des questions vont se poser ». Il va donc falloir y répondre. Et quoi qu’il arrive, l’an prochain, il faudra repasser par les sélections. Tout recommencer.
Aussi, Thomas entend bien profiter du moment présent. Cette finale du C1 5000 m, il va la disputer en cherchant d’abord à prendre plaisir. Selon lui, il est impératif de prendre un bon départ pour être placé le mieux possible au premier virage, à 500 m. Pour cela il compte sur ses qualités de sprinter. Ensuite les boucles de 600 m s’enchaîneront «nous allons croiser beaucoup de concurrents, il va y avoir des vagues; il sera difficile de revenir si l’on n’est pas en tête». Thomas part un peu dans l’inconnu car il ne connaît pas le 5000 m à l’international, mais il a à cœur de bien faire… Un bon résultat serait aussi pour lui une belle revanche sur l’adversité. N’oublions que c’est à l’occasion d’un 5000 m des championnats de France de fond qu’il s’était blessé en 2017.