Thomas Simart à l’aube d’une grosse journée

Thomas Simart entouré de Maxime Beaumont, Adrien Bart, Tony Estanguet et Matthieu Goubel.- Photo © FFCK

Après les deux courses d’hier, pour la première journée de compétition, Thomas Simart va enchaîner les épreuves aujourd’hui. Il livre ses impressions.

Arrivé dimanche soir, Thomas a réussi à prendre ses marques sur le bassin, sentir les éléments extérieurs comme l’organisation, le vent. « J’ai eu de bonnes sensations de glisse en début de semaine, en monoplace comme en biplace », explique-t-il. Mais hier, cela a été plus compliqué : “en C2 je n’étais pas assez libéré, je n’ai pas amené mes jambes comme il fallait, ce n’était pas la réalisation prévue. Rebelote en C1, je n’ai pas fait une super course. J’ai eu la chance d’être en ligne 8, j’étais dans mon coin ; je savais que ça pouvait partir fort à droite avec le Portugais à domicile. Je sentais que je passais trop en force, pas assez en glisse. À mi-course je me suis dit si je continue dans ce registre là je vais m’écrouler, alors j’ai réussi à me remobiliser sur les jambes, repartir et faire une bonne fin de course. J’ai senti que ça revenait, je ne me suis pas désuni, fait en sorte de garder du tempo, de la cadence, tout ce qu’on a travaillé depuis plusieurs mois. C’est une belle entame de championnat du monde mais le plus dur reste à venir, il va falloir passer sur un autre registre !

Aujourd’hui journée marathon
C’est une journée marathon qui attend Thomas aujourd’hui : « je vais faire les choses les unes après les autres, d’abord me concentrer sur la demi-finale du C2. On n’est pas assez offensifs en milieu de course. En série, on est resté sur notre schéma acquis et on n’a pas eu le grain de folie qui pouvait nous remettre dans de bonnes conditions. On en a parlé avec Mathieu Goubel, notre entraineur. On se sent prêts ». Cette après-midi ce sera la finale A ou la B et la finale du C1 500 derrière. Hier Thomas avait 1h40 entre les courses, aujourd’hui c’est 40 minutes. « C’est travaillé, je me suis préparé à passer d’une course à l’autre sans que ça prenne trop de jus. Peu importe le résultat, dans tous les cas il faudra passer sur le C1, dans les conditions du moment. C’est ce qui était convenu lorsque l’on a décidé de doubler. Après de bonnes coupes du monde, ils (les entraîneurs) m’ont laissé la chance de continuer sur le C1 500m. Il y a le C1, mais il y a aussi le C2 qui est important, c’est un projet global ».

En C2 avec Adrien Bart
Le choix du C2 en droite-droite étonne encore. « On a beau être du même club, ça n’était jamais arrivé jusqu’en juin dernier. L’idée nous était amenée petit à petit. Moi je savais qu’avec Adrien ce n’était pas impossible de faire du droite-droite, il fallait qu’on murisse tous les deux là-dessus. On a commencé à pagayer ensemble en stage volume au mois de juin. On a bien discuté, il y a eu les France qui nous ont permis de se tester et de savoir s’il fallait poursuivre dans cette voie ou non. On s’est rendu compte que le bateau allait bien, que ce n’était pas encore exceptionnel mais on s’est rendu compte que quand ça allait, ça allait très fort. On a validé notre motivation commune de faire le C2, on a pesé le pour et le contre et on s’est rendu compte qu’il y avait plus à gagner qu’à perdre. On a donc fait l’affutage en C2 lors du stage terminal et ça s’est bien passé. Nous sommes les seuls biplaces sur le 1000 mètres à courir à l’italienne ! » – Propos recueillis par Maia / FFCKSR PVC / Votre Info