Lancement de la société Val de Scarpe Incentive

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Nouvel acteur de motivations et d’animations, le Val de Scarpe incentive est opérationnel. La création de cette société, filiale de l’ASL Saint-Laurent-Blangy, avait été annoncée lors d’une soirée organisée par le club il y a un mois à Cité Nature et s’est depuis concrétisée.

Son lancement officiel a eu lieu mardi 20 mars, au Bistrot du Boucher à Arras, en présence des élus et des partenaires. Objectif affiché par cette nouvelle structure : mettre en place des animations de toutes tailles, accessibles à toutes et à tous, avec comme cible particulière, les comités d’entreprises. Clairement, le Val de Scarpe incentive est sur le secteur marchand, ce qui est très difficile sinon impossible pour une association loi 1901, et doit dégager des bénéfices qui permettront de verser des dividendes à l’association dont l’action sera pérennisée. Président de la société, André Lalloz travaillera avec Jean-Yves Billau et Frédéric Noyen, respectivement chargé de mission et référent du club.
La société Val de Scarpe Incentive peaufine actuellement sa communication, pour faire connaître les activités qu’elle propose : à la carte et selon un catalogue mis en ligne sur un site internet en cours de création (www.valdescarpe-incentive.com). L’Office de tourisme du Grand Arras est déjà sur les rangs pour acheter des prestations dans le cadre de séminaires et du tourisme d’affaires, en partenariat avec la base nautique et autres prestataires. Voilà qui intéressera sûrement les nombreuses entreprises de l’Arrageois, entre autres celles qui ont déjà des habitudes de travail avec l’ASL, dans le cadre du raid multi-activités de La Scarpadonf notamment. Mais la prospection ira bien au-delà des frontières de l’Arrageois, jusqu’à Paris qui n’est qu’à 50 minutes par le train.

Dégager des moyens financiers
Pour le président du club, Olivier Bayle, l’important  est de dégager des moyens financiers supplémentaires pour aider les athlètes de haut niveau qui sont inscrits dans une démarche de qualification aux Jeux olympiques de Tokyo (2020) et Paris (2024). Au total, ils sont sept, tous membres de l’équipe olympique Pas-de-Calais, sportifs de haut niveau tout en cherchant à assurer leur avenir professionnel. Il y a deux filles : Julie Cailleretz et Anaïs Cattelet qui veulent l’une et l’autre, être enseignantes. La première, actuellement en master Staps à Liévin, comme professeur d’éducation physique et la seconde, en master à l’ESPE d’Arras, comme professeur des écoles. Julie qui a soigné ses douleurs de l’an dernier lors d’un séjour à Cap Breton, veut réussir ses piges pour accéder aux échéances internationales. Anaïs, satisfaite de ses résultats aux derniers tests nationaux sur 200 et 500 m, veut accéder aux finales mondiales dès cette année.

Quatre céistes, un kayakiste
Côté garçons, il y a quatre céistes (comme Julie et Anaïs) et un kayakiste. 8e à Rio sur le 200 m, Thomas Simart qui bénéficie d’un contrat d’insertion professionnelle au conseil départemental, espère bien être aussi à Tokyo… cette fois sur le 1000 m, le 200 m n’étant plus au programme. Blessé la saison dernière, il a retrouvé tous ses moyens après une rééducation effectuée à Cap-Breton. « Cela m’a fait du bien sur le plan médical et nutritionnel » dit-il. Après avoir testé un nouveau bateau et de nouvelles stratégies de course, il ambitionne – pour cette année – d’entrer dans les finales internationales. Mêmes choses pour Adrien Bart, pensionnaire de l’Insep, diplômé masseur-kinésithérapeute depuis le mois d’octobre, qui travaille à mi-temps ; pour Romain Beugnet qui a remporté les récents tests nationaux sur 500 et 1000 m et qui aimerait bien trouver un travail ; et pour Loïc Léonard qui travaille en alternance chez MBS Communication.
Le 7e de la bande est un kayakiste, Pierrick Bayle, qui mise sur les courses en équipage (K4 500 m et K2 1000 m). Lui aussi bénéficie d’un contrat en alternance, au cabinet ECA expertise… « Ce qui lui va très bien », aux dires de son patron Laurent Bauduin. Certes il faut faire avec les contraintes de stages et d’entraînements mais « il percute très vite et son esprit de compétition est une bonne chose ».  Rien d’étonnant pour le chef d’entreprise qu’est Bruno Leblanc : « ce sont des jeunes qui n’ont pas la culture d’échec ». Ce qui plait bien au Medef Artois désireux de s’associer à l’ASL dans une démarche de partenariat.

Anthony Soyez, entraîneur national
Un club de haut niveau, un environnement favorable et la chance d’être dans l’Arrageois où il y a des collectivités et des entreprises susceptibles de répondre aux attentes des athlètes, tout cela s’inscrit dans une dynamique positive dont bénéficie aussi Anthony Soyez, salarié du club pendant 16 ans, qui devient entraîneur national sur le site déconcentré de Saint-Laurent-Blangy. Son boulot : accompagner les Immercuriens de haut niveau au sein  d’un groupe d’émulation en liaison avec le site olympique de Vaires-sur-Marne, pour les amener vers le très haut niveau… Vaires-sur-Marne qui est devenu le plus beau site du monde pour le canoë-kayak, tant pour les épreuves en ligne que le slalom.- JL & PVC