Le club veut partager son esprit olympique

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La Scarpe serait-elle en train de charrier à travers tout l’Arrageois, un esprit olympique qui affecterait le monde sportif, économique, touristique, institutionnel ? On peut le penser au vu de la soirée que le club organisait mardi, Cité Nature à Arras.

Pour la circonstance, le club s’était mis sur son 31. Ambiance VIP, avec musique et petits fours, pour parler des Jeux, de la Scarpadonf et pour annoncer la prochaine création d’une filiale du club… Fort de son expérience et de ses savoir-faire, l’ASL souhaite emmener dans son sillage toutes celles et tous ceux qui voudront bien se laisser imprégner par l’esprit olympique qui règne au club depuis les années 80 et qui, au fil des olympiades, ne cesse de s’amplifier.

Au moins trois Immercuriens aux Jeux
Virginie Vandamme (Mme Bayle) et Marie Delattre ont connu l’euphorie des Jeux olympiques. La première associée à une autre Immercurienne, Sylvie Joyez, avait ouvert la voie, à Séoul en 1988. La seconde s’y est engagée en 2004 à Athènes et a touché le but (la médaille) en 2008, soit 20 ans après Virginie qui l’a vu grandir et l’a accompagnée tout au long de son parcours terminé en 2012 à Londres. Pour toutes les deux, ce furent des expériences inoubliables : la cérémonie d’ouverture, la pression à gérer, le podium et « cette médaille que l’on a à vie », pour reprendre le propos de Marie. D’autres membres du club ont pris le relais à Rio : Thomas Simart et Adrien Bart qui espèrent bien revivre ça à Tokyo et pourquoi pas à Paris. Avec les copains et copines du club, en réalité ils sont sept à pouvoir caresser ce rêve. Sept Immercuriens sur les dix-neuf membres que compte aujourd’hui l’équipe olympique Pas-de-Calais créée avant les Jeux de Londres par le conseil départemental. C’est dire la volonté du club présidé par Olivier Bayle qui espère voir trois Immercuriens à Tokyo ; trois ou quatre à Paris.

Saint-Laurent base avant
Base arrière des jeux en 2012, Saint-Laurent-Blangy ambitionne d’être base avant pour 2024. A priori, rien ne s’y oppose, dès lors que la Scarpe aura été curée et que le bassin d’eau plate pourra être utilisé de façon pérenne. Les différents représentants des collectivités locales qui se sont exprimés mardi soir sur le sujet, vont tous dans le même sens. Pour Christian Beharelle, adjoint aux sports, « la Ville est prête ». Emmanuelle Lapouille, de la communauté urbaine, elle, « veut faire la course en tête » et invite tout le monde à « se mettre autour de la table pour faire aboutir ce projet fédérateur ».
Valorisant pour le Pas-de-Calais et l’Arrageois, sur le plan économique et touristique, ce qui va bien à Maryse Cauwet, conseillère départementale, il doit toutefois s’inscrire dans une stratégie élaborée en y associant évidemment la Région des Hauts-de-France qui ne peut pas rester à l’écart.

La Scarpadonf pour inoculer la fièvre
Voilà les défis que veut aujourd’hui relever le club de l’ASL, espérant que l’esprit olympique qui l’anime sera un peu comme une fièvre contagieuse affectant aussi le monde économique. Pour cela, les dirigeants sportifs mettent en avant le principe de la cohésion d’équipe. Celle qui amène des sportifs au plus haut niveau et qui permet aux entreprises d’être performantes. C’est tout le sens de la Scarpadonf, raid réservé à des équipes d’entreprises, organisé lors de la Fête de l’eau, fin septembre. Dix-neuf équipes étaient engagées en 2015, 28 en 2016, 45 en 2017… 60 sont attendues en 2018. Les entreprises et les équipes qui ont participé lors des éditions précédentes reviennent et vantent les mérites de l’épreuve autour d’elles, suscitant de nouvelles envies. Gaëtane Pomart (Industrial Scientific à Arras) et Bruno Leblanc (Adviser à Bailleul-Sir-Berthlout) expliquaient mardi soir tout le bien qu’ils pensent de l’épreuve, accessible à tous avec un minimum de physique, qui « laisse plein de souvenirs tous ensemble », et fédère les entreprises. Avec la Scarpadonf, explique en substance Bruno Leblanc, « le club ne nous demande pas seulement de faire un chèque », car il met du lien dans les entreprises et donne l’envie de se dépasser… Des arguments convaincants que Tony Lallet, chargé de mission au club, et Angélique Ficheux, peuvent encore développer en allant à la rencontre des dirigeants d’entreprise à qui ils ne dévoileront toutefois pas le contenu de la prochaine édition. Ils promettent simplement des épreuves où la cohésion sera plus que jamais le maître-mot… et des entraînements qui débuteront le 12 avril.

Aller sur le secteur marchand
Événement fédérateur pour les entreprises, la Scarpadonf a pris une place importante dans le calendrier du club car elle lui permet de faire rentrer de précieux subsides nécessaires au financement des activités. Et l’ASL va encore aller plus loin car elle veut à la fois pérenniser et développer ses activités de sport pour tous et de haut niveau. Pour y arriver il n’y a pour elle pas d’autres solutions que d’avoir recours au mécénat et d’aller sur le secteur marchand, d’où la création annoncée de Val de Scarpe Incentive, filiale du club, dont la vocation sera de proposer aux entreprises un catalogue d’activités ludiques et sportives dans le Val de Scarpe, sur lequel travaille Jean-Yves Billau.
André Lalloz, du Bistrot du Boucher, qui connait bien le club de l’ASL pour avoir fait partie de l’équipage lui ayant apporté son premier titre de champion de France, en K4 cadets, sera le président de cette structure. Christian Berger, le directeur de l’Office de tourisme d’Arras – Pays d’Artois, s’en réjouit par avance, sachant pouvoir compter sur un nouveau prestataire utile au développement touristique d’un territoire « nourri » par la Scarpe et les cours d’eau qui le traversent. Lui qui a pour mission de développer le tourisme d’affaires dans une ville déjà reconnue pour son tourisme culturel, sera donc un interlocuteur privilégié du club. « On travaillera ensemble sur l’idée de l’incentive », conclut-il.