Julie Cailleretz : association prometteuse

Julie Cailleretz au retour des championnats du monde U23, aux côtés de son président Olivier Bayle.- Photo © PVC / Votre Info

Vice-championne du monde de marathon en monoplace l’an dernier, 4e dans une épreuve de coupe du monde et aux championnats d’Europe seniors, en biplace, cette année, Julie Cailleretz fait incontestablement partie des meilleures céistes de l’hexagone. Sa médaille d’argent avec Eugénie Dorange, lors des championnats du monde U23 en juillet est donc tout, sauf une surprise. Mais certainement pas un aboutissement, à quelques jours maintenant des championnats du monde de Racice, ses premiers chez les grands, qui constituent l’objectif final de sa saison.

« Je suis pressée d’y participer, explique Julie Cailleretz, et de voir ce que notre C2 peut donner. Cela va nous permettre de nous situer en vue de Jeux de Tokyo, le C2 500 étant entré dans le programme olympique ». Les championnats du monde U23 avaient permis de préciser les progrès à accomplir : « un train de course encore plus offensif, quelques réglages de coordination et une fin de course plus solide », ce sur quoi l’équipage  a travaillé durant le stage de Temple-sur-Lot. Les championnats du monde qui clôturent la saison – et sont un point de passage obligé en vue des Jeux de Tokyo – vont maintenant permettre de peaufiner l’analyse.

TRAVAILLER, TOUJOURS TRAVAILLER
Julie Cailleretz le sait : pour faire partie des meilleures et le rester, il y aura toujours du travail à accomplir, tant sur le plan physique et technique que sur le plan mental. A priori, elle devrait diversifier ses pratiques tout en les rendant spécifiques : « par exemple, pour la musculation, mettre en place des gainages avec de la proprioception spécifique au canoë ». Techniquement, elle veut améliorer le travail des jambes et la coordination jambes-buste pour rester dans un registre de glisse, ce qu’elle arrive à faire dans le C2 avec Eugénie.  Pour le mental c’est plus complexe car dit-elle : « je peux avoir un peu de mal à rester optimiste dans le sens où j’ai  tendance à me focaliser sur ce qui ne va pas et ce que je ne dois pas faire, plutôt que sur ce qu’il faudrait que je fasse pour que ça aille bien »… D’où les séances de préparation mentale débutées l’année dernière.

ASSOCIATION PROMETTEUSE
Reste que l’association avec Eugénie Dorange est très prometteuse, d’abord parce que c’est un bateau jeune, ensuite parce que les filles qui pagaient ensemble pour la première fois cette année, se sont trouvées rapidement dans le bateau : « ce qui me conforte dans mon objectif de C2 500 m » distance sur laquelle Julie dit se sentir le plus à l’aise. Toutefois, il n’est pas question de laisser le monoplace de côté : « progresser en C1 c’est pouvoir apporter encore plus au C2… Il faut aussi garder à l’esprit que la sélection pour les Jeux, objectif fixé, se fera en monoplace ». Ce qui est sûr c’est que pour décrocher une place qualificative, il faudra se battre, autant au niveau international que national. Il faudra bien être dans les deux meilleures sur 500 m, ce qui n’est pas garanti dans une discipline relativement neuve et en perpétuel progrès, avec la possibilité de voir sortir de nouveaux bateaux chaque année.

ET LES ÉTUDES EN PRIME
Visiblement très lucide, Julie Cailleretz sait que le sport de haut niveau reste de toute façon aléatoire d’où sa volonté de réussir aussi ses études. Grâce aux aménagements consentis par l’université d’Artois – pour passer des partiels à différents moments par exemple -elle a réussi à valider sa licence Staps sans dédoubler et sans trop de difficulté. « Je souhaite passer et obtenir le Capeps second degré pour devenir professeure d’EPS ». Pour cela il lui reste deux ans de master à faire avec plusieurs possibilités d’organisation pour mener à bien son double projet

Julie Cailleretz
Née
le 25 juin 1996 à Arras
Profession : étudiante Staps
Palmarès : Vice-championne du monde senior de marathon en 2016, vice-championne du monde U23 de C2 500 m en 2017, double médaillée aux championnats d’Europe juniors 2013, huit titres de championne de France senior en 2016.