Julie Cailleretz a apporté une 45e médaille internationale à l’ASL

Julie Cailleretz entourée de Loïc Léonard, Hugo Renard, Mathieu Caupain, Jean Sikora et Élise Lancial.- Photo © PVC / Votre Info

Cette médaille valait bien une réception. Vice-championne du monde espoir en C2, Julie Cailleretz a été fêtée hier soir lors d’une réception qui n’était pas prévue… Mais le résultat d’ensemble des six Immercuriens présents à Pitesti le justifiait amplement.

Avec cette belle médaille d’argent ramenée de Roumanie, Julie Cailleretz enrichit sa collection (la 5e en championnats d’Europe et du monde) et porte  à 45 le nombre de médailles remportées par les membres du club lors des échéances internationales majeures. C’est d’autant plus remarquable que l’équipage qu’elle forme avec Eugénie Dorange n’a que quelques mois d’existence. Associée une première fois lorsqu’elles étaient cadettes (et cela s’était bien passé), les deux filles n’avaient plus jamais eu l’occasion d’être associées jusqu’aux épreuves de coupe du monde qui se sont disputées au printemps. Il est vrai que Julie et Eugénie sont toutes les deux droitières, à l’inverse donc du principe établi qui veut  qu’un biplace soit composé d’un droite-gauche… « Cela nous oblige à être davantage centrées sur la bateau qu’il faut incliner un peu plus » explique Julie Cailleretz placée à l’arrière du bateau… « Derrière Eugénie, qui n’est pas déconcentrable, je ne vois pas grand-chose, mais ça m’évite de m’emballer » ; dit l’Immercurienne. Seul bémol : « ce sera sans doute plus galère avec un vent de gauche ».

LA SEULE MÉDAILLE POUR LA FRANCE
À Pitesti où les conditions de navigation étaient optimales, Eugénie Dorange et Julie Cailleretz ont en tout cas su additionner leurs qualités pour optimiser leurs performances entre la série et la finale à laquelle elles ont accédé directement. « Nous avons changé la stratégie de course, avec un gros train durant les 250 premiers mètres et une relance qui s’est avérée payante, bien qu’étant placées au 2e couloir qui n’est pas le meilleur ». Deuxièmes derrière la Biélorussie et devant Cuba, Eugénie et Julie apportaient ainsi à une équipe de France un peu malmenée, la seule médaille de ces championnats.
Pour Anthony Soyez, l’un des entraîneurs des tricolores, cela montre qu’avec de l’envie et du travail, on peut encore remporter des médailles, même si l’on n’est pas a priori dans les meilleures conditions. Et de souligner aussi la très belle performance de la junior Élise Lancial, 6e en finale du C1 500 m, avec un bateau bien plus lourd que celui de ses adversaires. Aux 250 m, elle était en 5e position grâce à un gros train : « un petit redressement me coûte une place », dit-elle.

ÉCHÉANCES SPORTIVES ET SCOLAIRES
Hugo Renard peut lui aussi être satisfait de ses championnats du monde : 5e en K4 juniors, « c’est une sacrée perf », dit le président Olivier Bayle, d’autant que les plans de course pour la série, la ½ finale et la finale, ont changé à chaque fois.
Finaliste européen, le junior Mathieu Caupain a pour sa part mesurer l’écart qu’il y a avec les meilleurs mondiaux, vraiment un cran au-dessus. Reste que la ½ finale du C2 1000 aura été une super course. De son côté Jean Sikora dit avoir eu un peu de mal à se trouver avec ses coéquipiers du K4 tandis que Loïc Léonard retient surtout l’expérience supplémentaire qu’il a acquise dans un contexte relevé. Aligné en U23 sur le C1 1000 m et le C1 200 m, ces championnats n’étaient pas un objectif majeur pour lui, juste un point d’étape, avant d’entamer la préparation pour les championnats du monde seniors, fin août, où il sera engagé sur le C2 1000 m avec Adrien Bart. Des championnats où l’on retrouvera aussi Julie Cailleretz.
Pour les autres, le temps est venu de prendre un peu de repos… mais pas trop, du moins pour les juniors qui ont encore quelques épreuves de bac à passer. Encore une échéance à ne pas rater.- PVC / Votre Info

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