Régate 2022 : une page se tourne dans l’histoire de l’ASL

Nicolas Desfachelle, maire de Saint-Laurent et vice-président de la Communauté urbaine d’Arras , heureux de la construction d’un nouveau club pour l’ASL. © Votre Info

Ready, set, go. Dans quelques heures maintenant, et durant ces deux jours (samedi, dimanche), ces trois mots vont rythmer la vie du bassin Méaulens à Arras à l’occasion de la Régate internationale du Pas-de-Calais, trophée Hauts-de-France, organisée par l’ASL Canoë-Kayak Grand Arras.

Ce rendez-vous traditionnel fait entrer le club dans une dynamique et une préparation qui vont le conduire jusqu’aux Jeux olympiques de Paris, en 2024, avec l’espoir de pouvoir y être représenté par plusieurs athlètes. Mais au-delà du rendez-vous purement sportif, cette édition 2022 de la Régate est le moment de tourner une page dans l’histoire du club qui va bientôt (en février-mars normalement) s’installer dans de nouveaux locaux, un club flambant neuf sur le site de l’ancien port fluvial d’Arras, encore sur la commune de Saint-Laurent-Blangy mais « à seulement un quart d’heure du centre-ville d’Arras et de ses places » comme le soulignait hier, lors d’une conférence de presse, Nicolas Desfachelle, maire de Saint-Laurent et vice-président de la Communauté urbaine d’Arras qui fait de cet équipement le vaisseau amiral du Val de Scarpe.

Dernière édition à Méaulens
La Régate internationale du Pas-de-Calais va donc vivre ce week-end, sa dernière édition à Méaulens… Mais l’ASL, dit Olivier Bayle, son président, ne tourne pas définitivement le dos au site qui a rendu bien des services et aura encore l’occasion d’accueillir des événements du club comme la Scarpadonf ou la Arras Paddle Race. En revanche, la régate qui retrouvera là les eaux sur lesquelles elle était encore organisée il y a quelques années, va changer de format. Nous aurons l’occasion d’y revenir.
Ce nouveau club, c’est aussi une façon pour la Communauté urbaine d’Arras d’entrer de plain-pied dans la période olympique qui nous sépare des Jeux de Paris… « Dix-huit mois palpitants qui nous ferons rire ou pleurer » mais qui seront vécus par de nombreuses personnes heureuses de pouvoir trouver dans l’Arrageois, le lieu idéal pour préparer les Jeux olympiques (cela concerne les sportifs eux-mêmes) ou plus simplement s’en servir comme point de chute pour se rendre sur les lieux compétitions à Paris ou Lille (cela concerne plus les supporters).

Convention avec l’Ouzbékistan
Ce ne sont pas là que des paroles puisque la fédération ouzbèke de Canoë-Kayak va signer ce week-end une convention de partenariat avec le club de l’ASL, pour faire de la base immercurienne, le lieu de préparation de sa délégation… Grégory Demory, vice-président du club, rapportait à ce sujet les propos de Tatiana Mamatkulova, secrétaire générale d’une fédération ouzbèke heureuse de retrouver Saint-Laurent-Blangy « pour s’entraîner dans les meilleures conditions possibles et se montrer à son meilleur niveau ». D’autres contacts avec des fédérations étrangères sont en cours et c’est de bon augure pour les semaines qui viennent.
Pour accompagner la démarche, la Communauté urbaine d’Arras a créé un Colos, Comité d’organisation local, olympique et sportif, pour mettre en place la dynamique des Jeux et s’occuper plus spécifiquement des supporters que des sportifs eux-mêmes, et pas seulement ceux du canoë-kayak. Tout est mis en œuvre pour que les Jeux, olympiques et paralympiques, soient vécus comme une véritable fête…
Avec le nouveau club (5,5 millions d’€ d’investissement) et ce Colos, l’Arrageois s’inscrit bien dans la démarche souhaitée par le mouvement olympique : bien vivre les Jeux et laisser un héritage aux générations futures, comme le rappelait Bruno Pieckowiak, président du comité départemental olympique et sportif du Pas-de-Calais.- Philippe Accart