Anaïs Cattelet associée à Eugénie Dorange veut aller à Tokyo, en pensant à Paris

Anaïs Cattelet (à l’avant) et Eugénie Dorage ont trouvé leur place dans le bateau et pagaient en symbiose.- Photo © Votre Info pour ASL

Anaïs Cattelet est partie hier (lundi 10 mai) à Szeged avec la ferme intention d’y décrocher un quota olympique sur le C2 500 m, en compagnie de l’Auxerroise Eugénie Dorange. L’une et l’autre ont déjà derrière elles une solide expérience internationale qui leur sera d’autant plus utile que le billet se jouera sur une seule course. « Nous sommes en finale directe ».

Anaïs Cattelet (28 ans) et Eugénie Dorange (23 ans) se connaissent depuis longtemps. En 2017, elles ont couru ensemble en coupe du monde mais ne se sont pas trouvées. En 2018, elles ont remis ça, en changeant les positions dans le bateau mais cela n’a pas été plus concluant.
Avec le recul, il s’avère qu’elles avaient besoin de progresser en mono et de gagner en puissance pour qu’ensemble elles puissent se mettre au service du bateau. À l’automne, Anaïs et Eugénie ont fait beaucoup de PPG et travaillé en mono en compagnie de trois autres filles. En janvier, elles sont partie en stage, rien qu’à deux, et ont pris du plaisir à pagayer ensemble. Depuis, désormais en symbiose, elles progressent à chacune de leurs sorties  comme elles l’ont démontré lors de la finale de l’Open de France… avec en prime des chronos « intéressants ».
« Nous avons confiance en l’une l’autre », expliquent Anaïs et Eugénie qui ne veulent pas laisser de place au doute. Pour décrocher le quota, il faut terminer à la première ou la deuxième place. Ambitieuses mais ne sachant pas ce que valent les autres, elles veulent simplement sortir une grosse course… et gagner. Un principe qui, s’il se vérifiait, les conduirait à Tokyo où elles voudraient prendre de l’expérience avant les Jeux de Paris qui est désormais leur objectif affiché. Conscientes qu’elles ont la chance de faire partie de la génération qui peut faire les Jeux à la maison, elles ne veulent surtout pas rater ça. Et tout ce qui pourra aller dans ce sens ne sera pour elles que du bonus. C’est le second enjeu de ce déplacement à Szeged où, juste après la course de rattrapage olympique, il y a la Coupe du monde. Y participer sera forcément intéressant pour préparer le futur mais elles ne veulent pas trop y penser… Pour l’instant.- Philippe VINCENT-CHAISSAC / Votre Info