Comment passer au mieux le temps du confinement ?

L’idéal serait d’avoir une machine à pagayer chez soi… Faute de çà on utilisera un manche à balai. -Photo illustration ©Votre Info.

On sait d’ores et déjà que si les Jeux olympiques de Tokyo étaient maintenus aux dates prévues, ils seraient nécessairement tronqués, puisque le Canada et l’Australie ayant déjà annoncé qu’ils n’enverraient pas d’athlètes au Japon au mois de juillet. En sachant que la pression se fait de plus en plus forte sur le CIO pour qu’il prenne enfin la décision d’un report. Mais à quelle date ?

Pour l’heure, on ne peut que constater la valse des annulations concernant le canoë-kayak. L’ECA (Fédération européenne de canoë) et la FIC (Fédération internationale de canoë) ont annulé (ou reporté) toutes les épreuves inscrites au calendrier international au mois de mai : les manches de coupe du monde et rattrapge continental à Racice et Duisbourg n’auront pas lieu. On attend les informations pour le mois de juin, mois durant lequel devaient se tenir les championnats d’Europe seniors à Pitesti en Roumanie (du 5 au 7 juin) et éventuellement la manche reprogrammée de coupe du monde de Duisbourg. En juillet sont aussi prévus les championnats d’Europe et du monde juniors et U23…

Un nouveau rattrapage en juin?
Pour les qualifications olympiques, la FIC doit communiquer début avril et on peut penser qu’une nouvelle épreuve sera désignée en juin. Le CIO a communiqué la date du 30 juin pour inscrire aux JO de Tokyo… s’ils sont maintenus. Sur ce sujet, Olivier Bayle, président de l’ASL s’exprime également : « J’espère sincèrement que les JO seront reportés à l’automne 2020. La priorité des priorités est bien sûr la crise sanitaire que nous vivons, le respect du confinement et la santé des Français, et si les Jeux olympiques étaient maintenus aux dates initiales, nous nous adapterions. Mais il y a un problème d’équité qui est posé. Tout en respectant les consignes « barrières », des nations ont ouvert des “bulles olympiques” (Italie, Allemagne) en s’entraînant deux par deux et sans accès aux vestiaires et aux salles de musculation, tout en conservant la distanciation demandée.

Ne pas perdre la forme
Si la situation de confinement perdurait durant 45 jours comme entendu, on serait en droit d’espérer de la bienveillance de la part des fédérations internationales et du CIO quant aux modalités de sélection. »
Olivier Bayle met le doigt sur des disparités énormes entre des athlètes qui auront navigué pendant 6 semaines, et pas d’autres… Quid de la proposition de l’entraîneur de natation Philippe Lucas qui proposait de réquisisionné l’Insep pour ça ?
Certes, les athlètes de l’ASL tentent de ne pas perdre la forme. Confinés chez eux, ils se montrent inventifs : pour les cadets et juniors par exemple des concours ont été mis en place par Tony Lalet , via WhatsApp, avec des séances d’abdos ou de tractions. Certains ont même inventé des machines à pagayer dans leur salon avec un balai ! Dès que les autorités permettront une reprise normalisée, le club entend tout mettre en œuvre sur le plan humain et financier, à travers des stages par exemple, pour mettre en place les actions nécessaires à la reprise de l’entraînement de haut-niveau et ainsi ne pas perdre le crédit de ces gros cycles de travail faits cet hiver et ce jusqu’au 14 mars. « Tous ont fait un immense ‘’travail sur soi’’  pour passer de 30 h d’entraînement par semaine à un confinement, note Olivier Bayle. La pratique du yoga les aide, à titre d’exemple, à passer ce cap ».

Il y aura une régate jeune
Pour information, la FFCK a annulé toutes les régates en France jusqu’ au 20 avril et les stages de Pâques également. Une réunion à Gravelines – lieu des prochains France de vitesse mi-juillet – a permis de caler une organisation, au cas où on ne pourrait reprendre que très tard les animations.
La régate jeune prévue le 22 mars a bien évidemment été annulée, quid de celle du 26 avril… Le président assure qu’une autre date sera décidée, en mai, en juin, ou en juillet peu importe : « Ce sera assez particulier de revivre ces moments-là, de sport, de partage, après cette période si spéciale ». Au-delà du sport, Olivier Bayle n’oublie bien sûr pas ceux qui sont quotidiennement sur le front : « Je pense au personnel soignant, mais aussi à ceux qui permettent encore un peu de vie économique, les commerces de bouche par exemple ».