Maxime Beaumont, 37 ans, toujours aussi motivé par un titre olympique

Maxime Beaumont vainqueur de la régate 2019 en K1 senior.- Photo © PVC / Votre info

Le Boulonnais Maxime Beaumont est un exemple pour tous les kayakistes et céistes. À 37 ans, il n’a peut-être jamais été aussi rapide et devrait participer (il a décroché le quota lors des championnats du monde) aux prochains Jeux olympiques, les 3e de sa carrière. Son ambition : décrocher l’or après avoir l’obtenu l’argent à Rio.

Maxime Beaumont était le « Grand invité » de la Régate internationale du Pas-de-Calais qui a eu lieu à Arras, au début du mois. Présent durant les deux jours, il s’est prêté au jeu de cette manifestation, en remportant l’épreuve individuelle (le samedi) puis en acceptant de participer à une course en équipage (le dimanche). Le Boulonnais a bien voulu aussi se laisser interviewer “en direct”, en introduction de la soirée du samedi.

DE LA QUANTITÉ À LA QUALITÉ
Entouré des internationaux de Saint-Laurent-Blangy, Maxime Beaumont s’est raconté, parlant de ses succès mais aussi de ses échecs et de ses blessures, celles qui l’ont fait progresser. Entraîné par Didier Hoyer, double médaillé olympique, il sait combien il est important d’avoir un exemple à suivre. Honorant sa première sélection internationale, chez lui, à Boulogne-sur-Mer, à l’occasion d’un championnat d’Europe, il s’est vite rendu compte qu’il y a une marche énorme entre le fait d’être en équipe de France et celui de pouvoir espérer un jour être champion olympique. Le chemin a été long, très long… « 2e non pris » en 2004, il parle de « la tristesse au ponton » qui l’a envahi à ce moment là. Puis il y a eu une sérieuse blessure au coude qui l’a obligé à revoir sa façon de s’entraîner : « de la quantité, on passe à la qualité ». Certes, il faut travailler dur, faire des kilomètres et beaucoup de « muscu » mais il arrive un moment où cela ne suffit plus. « Travailler le toucher d’eau », penser à la nutrition et passer plus de temps aux étirements, devient primordial.

SAVOIR PRENDRE DU RECUL
Durant toute sa carrière, Maxime Beaumont n’a jamais cessé de chercher à progresser pour décrocher un titre international. Et il aura attendu 2019 pour enfin y parvenir en remportant la médaille d‘or des Jeux européens en juin dernier. De quoi nourrir sa motivation jusqu’à Tokyo où il veut monter sur la plus haute marche du podium olympique. Un grand rendez-vous qui ne serait pas le dernier de sa carrière puisqu’il se projette jusqu’en 2022, année où la France accueillera les championnats d’Europe à Vaires-sur-Marne.
Appelés à réagir sur ce témoignage, les internationaux de l’ASL ont pu se reconnaître dans les propos du Boulonnais. Certains comme Thomas Simart ou Julie Cailleretz qui ont été ou sont confrontés à la blessure, expriment bien cette nécessité qu’il y a à savoir prendre du recul, à se poser les bonnes questions. D’autres comme Romain Alavoine, Anaïs Cattelet, Jean Sikora, Maxime Lebon, Frantz Vasseur disent aussi qu’ils ont croisé l’échec, la déception, le sentiment de tourner en rond, la blessure… Dans ces cas là, il faut savoir prendre du recul, voire faire autre chose, avant de revenir plus fort.

Maxime Beaumont entouré des internationaux de Saint-Laurent-Blangy.- Photo © Votre info

QUE SONT RÉELLEMENT LES JEUX ?
Tout le monde rêve de Jeux olympiques. Encore faut-il prendre pleinement conscience de ce que cela représente : « ce que sont réellement les Jeux » pour reprendre le propos de Maxime Beaumont. C’est peut-être là qu’est le déclic recherché par Pierrick Bayle, « entré en équipe de France il y a quelques années sans trop savoir pourquoi » mais susceptible aujourd’hui de pouvoir embarquer dans un K4 français qui irait à Tokyo.
Adrien Bart, 3e des derniers championnats du monde, déjà présent à Rio, a lui visiblement compris : « chaque matin, je me lève pour aller aux Jeux… et être le meilleur ». Un discours qui inspire Ombeline Dhé, internationale cadette, déjà dans la vague de ses « jeunes ainées » Flore Caupain et Clémence Leblanc, championnes d’Europe et du monde juniors qui ont maintenant à fixer leur ligne d’horizon.- Philippe VINCENT-CHAISSAC / Votre info

L’intégralité de l’interview devait initialement faire l’objet d’une vidéo en vue d’une diffusion sur le web. Malheureusement, en raison de difficultés techniques rencontrées lors de l’enregistrement, l’idée a dû être abandonnée.