Régate internationale du Pas-de-Calais : pour bien terminer la saison

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La Régate internationale du Pas-de-Calais, challenge Hauts-de-France, est passée et l’on peut maintenant dire que la saison 2019 est terminée. Une saison qui a été très riche, qui a demandé beaucoup d’investissement de la part des athlètes, des dirigeants et des bénévoles. S’il n’a pas été trop lourd à organiser, ce week-end était le moment d’un dernier coup de collier.

La performance n’était pas l’objet de cette compétition amicale qui relève d’ailleurs davantage de la promotion de la discipline, même si, il faut bien le reconnaître, il n’y avait grand monde autour du bassin du quai du Rivage à Arras. Cela n’a toutefois pas empêché les athlètes, représentants de clubs français et étrangers, de prendre du plaisir, en dépit des conditions météorologiques qui n’étaient pas optimales, surtout samedi.

Régate 2020 en octobre ?
Pour les jeunes, c’était l’occasion de courir devant les parents et de réviser leurs gammes avec notamment tout le protocole des départs automatiques. Pour les autres, les « grands », y compris les internationaux, c’était surtout le moment de prendre du plaisir sur la distance inhabituelle du 150 m. Les courses en équipage où l’accent est mis sur la mixité hommes-femmes, intergénérationnelle et culturelle avec des athlètes de différentes nationalité dans un même bateau, sont un bon moyen d’échanger, de partager, voire de rigoler un bon coup.
« Ce concept plait aux sportifs » explique le président de l’ASL Olivier Bayle. Seul bémol : cela n’est peut-être pas le meilleur moment de l’année pour accueillir des spectateurs. Encore faudrait-il trouver une autre date qui convienne à tout le monde. L’été, ce serait sûrement mieux mais les calendriers sont très chargés pour tous les clubs. Pas facile donc. La question est d’ores et déjà posée pour l’an prochain… L’on parle de mi-octobre pour pouvoir accueillir les amis québecquois de Trois-Rivières : « nous devons apporter une réponse avant la fin de l’année », sachant que l’édition 2020 viendra juste après les Jeux de Tokyo. D’où l’idée de faire une belle fête en attendant de retrouver le bassin historique de la Régate (en 2021 ?), celui du port fluvial où de nouvelles installations vont voir le jour.

L’occasion de travailler
Si la performance n’est pas l’objectif affiché, certains profitent néanmoins de cette régate pour travailler. C’est le cas des Biélorusses venus passer la semaine à Saint-Laurent-Blangy où ils se sont entraînés… Le cas aussi pour les Tunisiens qui nourrissent déjà des partenariats avec des clubs français, Besançon et Boulogne-sur-Mer notamment, et profitent de toutes les occasions qui leur sont données pour venir en France, apprendre et progresser. Ce qu’ils font d’ailleurs très bien puisqu’ils ont déjà obtenu quatre quotas pour les Jeux de Tokyo. Lors de cette régate, ils ont montré de belles choses, notamment dans les catégories jeunes, faisant d’ailleurs mieux que les Belges de Zwevegem, un peu en retrait, mais qui retrouvent des couleurs après avoir connu quelques difficultés ces dernières années. Leur présence à la Régate du Pas-de-Calais montre en tout cas, qu’ils ont bien l’intention de continuer à exister à l’international. Si la régate peut aussi contribuer à cela…- Philippe Vincent-Chaissac / Votre info