Adrien Bart a ouvert la route de Tokyo

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Les championnats du monde de canoë-kayak en ligne se sont terminés dimanche à Szeged… De la plus belle façon pour l’ASL Saint-Laurent-Blangy qui a vu Adrien Bart monter sur la 3e marche du podium, avec une médaille de bronze autour du cou et un quota olympique en poche. La route de Tokyo est ouverte, pour lui, mais pas seulement

Ces championnats du monde resteront dans toutes les têtes compte tenu de la pression liée à l’attribution des premiers quotas olympiques, d’une adversité toujours plus forte (105 nations, 5 continents, 1200 athlètes), de l’organisation et de l’ambiance hongroise hors normes. Cette édition 2019 était aussi un millésime extraordinaire pour l’ASL qui comptait pas moins de six athlètes engagés soit le tiers de l’équipe de France. Le bilan comptable est somme toute satisfaisant pour le club : une médaille et un quota olympique pour Adrien Bart en C1 1000 m ; quatre athlètes dans le top 10 mondial avec Adrien Bart (C1 et C2 1000), Loïc Léonard (C2 1000), Thomas Simart (C1 500) et Pierrick Bayle (K2 500). Et une certitude, le club sera représenté aux Jeux olympiques de Tokyo l’année prochaine.

LE C2 TRÈS PROCHE DU QUOTA
Si l’on regarde les modes de sélection, sur le papier, le quota qu’a décroché Adrien Bart ne lui garantit pas à 100 % sa présence à Tokyo… Mais l’on ne voit pas comment il pourrait en être autrement et si par hasard, ce ne devait pas être le cas, la domination immercurienne est telle sur le canoë français que ce quota tomberait de toute façon dans la poche d’un Immercurien. L’on peut même raisonnablement espérer davantage. En effet, si Adrien Bart et Loïc Léonard n’ont pas réussi à entrer en finale A du C2 1000 m, ce qui leur aurait permis d’obtenir un deuxième quota, il s’en est fallu de 46 centièmes de seconde et leur victoire en finale B leur permet d’occuper la 10e place du classement mondial. Ils sont en position idéale en cas de redistribution de quotas. Et puis en mai 2020 à Duisbourg (Allemagne), un « rattrapage » permettra d’attribuer quatre places supplémentaires dont deux pour les deux premiers C2 européens non déjà retenus. Olivier Bayle, président de l’ASL, se dit très optimiste sur l’obtention de ce deuxième quota qui ira à un Immercurien, puisque le collectif France de canoë homme est dominé par l’ASL avec Adrien Bart, Loïc Léonard et  Thomas Simart, brillant lui aussi à Szeged. Il y a pris la 7e place du C1 500 m, distance non olympique. Le staff fédéral annoncera ces prochaines semaines la stratégie en la matière pour ces trois athlètes.

ENCORE DES ESPOIRS POUR PIERRICK BAYLE ET LES FILLES DU CANOË
Autre Immercurien pour qui la porte de Tokyo n’est pas encore fermée : Pierrick Bayle qui fait partie du collectif du kayak 500 m. À Szeged, le bateau français a terminé 8e manquant le quota pour une place. Pierrick, lui, courait le K2 500 m, distance non olympique mais qui lui a permis d’entrer en finale A (9e), confirmant ainsi sa 8e place en coupe du monde en juin dernier. Pour l’heure, la question est de savoir si la France profitera de la redistribution d’un quota, auquel cas Pierrick Bayle pourrait prétendre à une sélection. Réponse ces prochains mois.
Chez les filles, Anaïs Cattelet, 9e en demi-finale du C1 200 m, pointe à la 25e place mondiale dans une spécialité dominée par les Américaines et les Asiatiques. Elle ne peut donc plus espérer être à Tokyo sur cette distance. En revanche, elle reste dans le collectif France du canoë qui compte cinq athlètes dont trois Immercuriennes (Flore Caupain, Anaïs Cattelet et Julie Cailleretz) et qui tentera d’aller chercher un quota lors du repêchage européen sur le C2 500 m. À Szeged, Flore Caupain (18 ans), engagée sur le C2 500 m avec Eugénie Dorange (Auxerre) a pris la 6e place en finale B soit la 15e au général.
Tous les athlètes s’accordent une huitaine de jours de repos avant de reprendre l’entrainement et d’enchaîner les stages en France ou à l’étranger… Adrien Bart, lui, se prépare déjà à un premier voyage au Japon où il participera durant ce mois de septembre également au Test Event olympique. Pour tous, l a préparation pour Tokyo 2020 et Paris 2024 est lancée.