Thomas Simart : le 500 m pour rester dans la logique

Thomas Simart.- Photo © PVC / Votre Info

Pour Thomas Simart, ces championnats du monde ont une saveur particulière… Du moins différente de celle de ses petits camarades du canoë, en ce sens qu’il n’a pas à penser aux quotas, le C1 500 m, distance sur laquelle il est aligné, n’étant  pas olympique. Il goûte néanmoins à son plaisir, rentré du stage terminal à Temple-sur-Lot, avec une certaine satisfaction.

« C’est toujours plaisant d’arriver en fin de saison, de pouvoir naviguer au chaud et de concrétiser tout le travail réalisé durant l’année… Sans doute le moment où l’on a les meilleures sensations ».
L’entrée dans le stage a été mitigée après une semaine de régénération. Mais il a très vite retrouvé ses sensations de course, pu travailler sur l’intensité, digérer le volume, pour « arriver sur du solide en fin de stage ». La récupération et la mise au vert ont évidemment  été mises à profit pour arriver à Szeged (hier dimanche) en pleine forme avec l’ambition de faire la meilleure course possible. Bien sûr, il espère entrer en finale et monter sur le podium mais il reconnaît avoir quelques difficultés à se positionner par rapport à la concurrence. Médaillé en coupe du monde l’an dernier, sans vraiment de référence cette année, ce qu’il veut avant tout c’est appliquer tout ce qu’il a mis en place, sur le plan technique, physiologique  et dans la gestion de course.

PRÊT À RELEVER LE DÉFI
Thomas n’a pas renoncé à l’idée d’être du voyage à Tokyo. « C’est pour ça que j’ai préféré m’aligner sur le 500 m plutôt que le 200 m, parce qu’en terme d’approche, ce n’est pas si loin du 1000 m ». À Temple-sur-Lot, il a donc toujours gardé un œil sur les copains… Pas d’animosité et pas de frustration quant à la situation actuelle : « c’est le fruit de ma saison… À moi de faire mieux ». Mais si l’opportunité se présente, il relèvera le défi.
Quoi qu’il arrive après ces championnats du monde de Szeged, il va dresser le bilan de saison écoulée, pour essayer de comprendre où il a pêché, ce qu’il n’a pas encore voulu faire.
Le C2 où il prend toujours autant de plaisir sera sa priorité en sachant qu’ils sont trois pour composer le bateau (deux droitiers et un gaucher). Amener un droite-droite au plus haut niveau reste « un gros challenge », il le reconnaît, mais pour lui rien d’impossible.- Philippe VINCENT-CHAISSAC / Votre Info

Photo © PVC / Votre Info

THOMAS SIMART, 31 ANS
Situation professionnelle :
salarié du Conseil départemental du Pas-de-Calais, attaché au service communication avec aménagement pour sportif de haut niveau.
Lieu d’entraînement : site déconcentré de Saint-Laurent-Blangy, annexe du Pôle olympique et paralympique de Vaires-sur-Marne.
Membre de l’équipe olympique Pas-de-Calais
Membre du Team Hauts-de-France – Tokyo 2020
Membre du Team ASL – Eaux du Grand-Arras
Issu de l’équipe Espoir EDF – ASL (cadet-junior)
Accompagné par la Ville de Saint-Laurent-Blangy et la Communauté urbaine d’Arras en partenariat avec la Banque populaire du Nord, dans le cadre du soutien à l’excellence sportive.
Son programme : C1 500 m. Jeudi 22 août, séries à 11h40. Vendredi 23 août, ½ finales à 12h03. Samedi 24 août, finale A à 12h40, finale B à 9h30.