Anthony Soyez : à chacun de rester centré sur soi

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Anthony Soyez est l’un des quatre entraîneurs de l’équipe de France (trois plus un head coach). Il a en charge le groupe canoë, garçons et filles, soit six athlètes  pour cinq bateaux, qu’il connait très bien… Le groupe est à 80% immercurien puisque seule Eugénie Dorange (Auxerre) qui courra le C2 500 m avec Flore Caupain, n’est pas de Saint-Laurent-Blangy.

Anthony s’occupe de l’entraînement, du suivi, des retours, du coaching. Un travail qui prend du temps car tous les bateaux qui ont des spécificités et des vitesses différentes en fonction des distances, ne s’entraînent pas tous en même temps. Organisation indispensable s’il veut pouvoir suivre chacun des bateaux.
Lors du stage terminal de Temple-sur-Lot qui prend fin ce matin, les athlètes ont effectué un travail physique et mental important : « ils sont allés loin dans l’effort ». Ils ont aussi travaillé la technique et les fondamentaux en s’appuyant sur les analyses vidéo, pour corriger les petits défauts décelés lors des séances intensives.
Plan de course et préparation mentale étaient aussi au programme avec un point sur lequel les entraîneurs ont insisté : rester concentré sur soi et son bateau. « Nous n’avons pas l’habitude de courir devant des tribunes où il y a 20 000 personnes ». Si les « anciens » ne seront pas surpris, à l’inverse les plus jeunes vont découvrir une ambiance hors norme. « On en parle, explique Anthony Soyez, pour qu’il n’y ait pas de surprise, que cela ne soit pas un point de blocage ».

MISE AU VERT À LA MAISON
Démystifier le site a donc été l’une des préoccupations d’Anthony Soyez et de ses collègues entraîneurs qui ont invité leurs protégés à reproduire ce qu’ils savent faire, en faisant abstraction de la tribune, de la météo, etc. Ensuite, il arrivera ce qu’il arrivera et il faudra savoir gérer le résultat, quel qu’il soit.
Hier, les athlètes se sont mis en condition de course : avec une ligne d’eau, un départ automatique et un chrono… Mais pas de mise en concurrence, de manière à ce que chacun reste bien centré sur lui-même. Récupération et un peu de « muscu »  viennent mettre un terme à ce stage. Cette après-midi, les athlètes seront dans le train. Ils rentrent chez eux… pour une mise au vert. À chacun de gérer ces quelques jours à venir : repos et entraînements légers. La plupart profiteront de la famille avant le départ pour Szeged qui aura lieu dimanche. «Cette configuration est possible dans la mesure où la compétition est en Europe et que nous nous préparons en France ». L’an prochain, pour les Jeux olympiques, cette mise au vert se fera au Japon.- Philippe VINCENT-CHAISSAC / Votre Info