Anaïs Cattelet : le grand soulagement

Anaïs Cattelet.- Photo © PVC / Votre info

Anaïs Cattelet se dit soulagée. La sociétaire de l’ASL Saint-Laurent-Blangy est désormais sur la liste des membres de l’équipe de France qui part ces prochains jours à Szeged pour disputer les championnats du monde et tenter de décrocher un quota pour les Jeux olympiques de Tokyo.

Pour figurer sur la liste, l’Immercurienne a dû passer par un test, une dernière pige l’opposant à Laura Ruiz, le 8 août dernier. Une échéance qui n’a pas été facile à gérer. Présente à Temple-sur-Lot, Anaïs s’entraînait à part, croisant celles et ceux déjà sélectionnés.
Dans l’ombre, Damien Sikora, entraîneur à l’Asl, a tout fait pour la rassurer, pour l’aider à souffler et lui permettre de se libérer… Les deux filles, adversaires du jour, ne se sont pas parlé. Anaïs a devancé Laura. Laura qui avait fait une saison complète jusque là s’en est allée. Anaïs, elle, est restée avec le sentiment de prendre une revanche après avoir été écartée de l’équipe de France qui participait aux Jeux européens, à Minsk, en juin dernier. « Je n’ai pas compris pourquoi ». L’émulation est la règle qui prévaut, avec ses avantages et sans doute aussi ses inconvénients.
La balance a penché en faveur d’Anaïs Cattelet qui sait à quoi s’attendre : en 2011, le club avait organisé un déplacement pour assister aux compétitions… « Szeged s’est vraiment quelque chose, c’est grandiose ». Cette fois, l’Immercurienne ne sera pas dans les tribunes mais bien sur l’eau, avec le sentiment d’avoir progressé ces dernières semaines. Surtout depuis les championnats de France. Entraînée par Anthony Soyez, elle bénéficie aussi des conseils de Damien Sikora. L’un et l’autre, avec des mots différents, ont su lui faire comprendre certaines choses, surtout dans la gestuelle. Et, confidence de Damien : “il fallait qu’elle prenne conscience de ses forces”.
Anaïs Cattelet a maintenant hâte d’être à Szeged, hâte d’en découdre. « Ce sera vraiment compliqué d’aller chercher le quota… Ce que je veux c’est me faire plaisir, donner le maximum de moi-même et ne rien regretter de ma course ». Pour l’heure, elle ne veut pas penser plus loin : « je n’aime pas me projeter », confesse-t-elle. Elle sait que ces championnats du monde constituent une étape sur la route de Tokyo : importante mais pas définitive. Prête physiquement, l’Immercurienne fait maintenant comme tous ses camarades de l’équipe de France : elle est « entrée dans les petites révisions ». Ph. VINCENT-CHAISSAC / Votre Info

 

Photo © Votre Info

ANAÏS CATTELET, 26 ans
Situation professionnelle :
salariée en CDD avec aménagement pour sportive de haut-niveau, à l’École européenne d’esthétique et de coiffure – Groupe Sylvia-Terrade. à Arras
Lieu d’entraînement : site déconcentré de Saint-Laurent-Blangy, annexe du pole olympique et paralympique de Vaires-sur-Marne.
Membre de l’équipe olympique Pas-de-Calais
Membre du Team ASL – Eaux du Grand-Arras
Issue de l’équipe Espoir EDF – ASL (cadet-junior)
Accompagnée par la Ville de Saint-Laurent-Blangy et la Communauté urbaine d’Arras en partenariat avec la Banque populaire du Nord, dans le cadre du soutien à l’excellence sportive.
Son programme : C1 200 m. Jeudi 22 août, séries à 11h10. Vendredi 23, ½ finales à 16h48. Samedi 24 août, finale A à 11h49, finales C et B à 9h20 et 9h25