L’association sports et loisirs, club du Grand Arras

Pour Nicolas Desfachelle, l’ASL n’est plus seulement un club de Saint-Laurent, mais un club du Grand Arras.- Photo © PVC / Votre Info

L’ASL n’est plus seulement un club de Saint-Laurent-Blangy… mais un club du Grand Arras. Nicolas Desfachelle, maire, s’en réjouit et le déménagement annoncé sur le port fluvial, à 15 minutes à pied des places d’Arras, ne fera que conforter l’idée.

Régulièrement en première ligne en matière de résultats sportifs, de défense de la Scarpe et de promotion du territoire, le club est devenu un partenaire incontournable pour les collectivités territoriales (Ville, Communauté urbaine, Département, Région) qui l’accompagnent sur la plupart de ses projets. C’est la figure de proue de toute une politique de reconquête et de valorisation de la Scarpe dans toutes ses composantes : tourisme, économie, environnement, voire urbanisme.

La Scarpe enfin considérée
Pendant trop longtemps, les communes traversées par la Scarpe ont tourné le dos à la rivière et au canal. Aujourd’hui, elles la considèrent sachant qu’elle peut être à la fois source de profit compte tenu de son potentiel touristique et d’inquiétude en termes de gestion des eaux. L’ASL a largement contribué à cette prise de conscience des décideurs et des habitants du territoire tous concernés par la dynamique du Val de Scarpe.
La base, le stade d’eau vive et le club ont été les signes avant coureurs d’une dynamique qui n’est pas prête de s’arrêter. Pour Nicolas Desfachelle, l’on ne mettra même plus très longtemps à descendre la Scarpe en canoë… La Scarpe et d’autres rivières comme le Cojeul ou le Crinchon. Pour lui, la difficulté n’est plus de faire, mais d’anticiper la régulation de la fréquentation. Chacun aura son rôle à jouer et celui du club restera en premier lieu de développer la pratique sportive en s’appuyant sur ce qu’il fait à merveille : « ramener des médailles ».

Offrir des conditions optimales aux athlètes
Tout le monde a bien compris que pour cela : les athlètes doivent pouvoir bénéficier de conditions optimales pour se préparer, s’entraîner, pour être dans les meilleures conditions matérielles et psychologiques toute l’année.. La Ville, la Communauté urbaine, le Département, la Région, l’Équipe de France font collectivement tout ce qu’il est possible de faire pour que les athlètes soient prêts au bon moment. Sachant que malgré cela, rien n’est jamais acquis, rien n’est jamais sûr : « il faut savoir faire preuve d’humilité et de modestie ».
Le récent curage de la Scarpe voulu par la Communauté urbaine d’Arras, permet aujourd’hui à tous les athlètes de s’entraîner sur un bassin de qualité. La prochaine construction d’un nouveau bâtiment adapté aux besoins du club, à cinq minutes de la base, viendra conforter ce premier chantier d’importance, dans un espace urbain formé par les villes d’Arras, Saint-Nicolas et Sainte-Catherine, au cœur d’un nouveau quartier où l’habitat, la détente et le loisir cohabiteront.
Le choix du lieu s’est imposé naturellement… La discussion a plutôt porté sur le contenu. L’idée est que tout soit sur place, comme ailleurs en Europe, à Poznan ou Duisbourg par exemple. L’on ne devrait donc pas voir très longtemps des bateaux traverser la rue Laurent-Gers, pour aller du club actuel au bassin d’entraînement, sachant que les installations seront tout à la fois utilisées par l’élite et par la masse, comme cela a toujours été le cas.

Être de la fête olympique
Pour tout le monde, les Jeux olympiques constituent l’objectif. Dans un premier temps il y a les Jeux de Tokyo pour lesquels il faut qualifier les bateaux avant de qualifier les athlètes. Pour l’instant, l’on ne pense pas encore trop aux Jeux de Paris mais, dit Nicolas Desfachelle qui sait que le canoë-kayak est un sport à maturité tardive : « une Olympiade se prépare de loin ». Le Boulonnais Maxime Beaumont, en est le meilleur exemple et Marie Delattre, médaillée à Pékin, ne dira pas le contraire.
Pour l’Arrageois, obtenir des médailles à Tokyo, en canoë-kayak et pourquoi pas dans d’autres sports, serait évidemment bienvenu… Car cela conforterait le Grand Arras dans sa volonté d’être une base avant de préparation. Grâce à Dominique Dupilet qui, en son temps et à l’occasion des Jeux de Londres en 2012, avait compris tout l’intérêt de la démarche, « nous avons beaucoup appris sur la façon d’accueillir et sur les besoins des athlètes », explique Nicolas Desfachelle. Aujourd’hui, le territoire doit être dans la dynamique pour répondre au cahier des charges, et préparer les conditions pour que cela puisse s’enchaîner après Tokyo. Pour cela, il faudra jouer la carte de la complémentarité avec les autres territoires. Et faire en sorte que la population se sente concernée. Ce qui sera plus facile si des athlètes du Grand Arras, médaillés en 2020 ou pas, sont susceptibles d’être de la fête.- Philippe Vincent-Chaissac / Votre Info