ASL Saint-Laurent-Blangy: Sport de haut niveau au service du territoire et de ses habitants

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« Quand on voit les résultats, leur constance, on se dit que nous avons eu raison d’accompagner ». Élue à Arras, vice-présidente de la communauté urbaine et conseillère départementale, Emmanuelle Lapouille apprécie l’ASL Saint-Laurent-Blangy. Elle ne s’en cache pas, et pas seulement à cause du lointain lien de parenté qu’elle a avec Adrien Bart, tout récemment médaillé en coupe du monde.

Pour Emmanuelle Lapouille, l’ASL est un club qui participe à la bonne image du territoire. Porté par un homme – Olivier Bayle – fortement soutenu par son épouse, il est l’expression d’une volonté familiale et d’un engagement qui s’appuient largement sur « un bureau très dynamique, une équipe de bénévoles dévoués, des parents toujours présents ». Tous font de l’ASL une association à laquelle tout le monde est attaché. « On est à Saint-Laurent, on reste à Saint-Laurent, on reste sur le territoire… On ne peut qu’apprécier ». Comme beaucoup, Emmanuelle Lapouille se réjouit du fait que le club soit le berceau de nombreux champions dont elle retient les résultats et le fait qu’ils sont « toujours là, avec humilité ».

Respect et citoyenneté
Club de l’élite, l’ASL est aussi un club respectueux de ses jeunes sportifs, sachant travailler avec l’Éducation nationale, au travers des sections sport, les collectivités territoriales et les entreprises, pour favoriser l’éclosion de jeunes talents, les accompagner dans leur vie scolaire et les préparer à la reconversion professionnelle.
C’est enfin un club citoyen. Emmanuelle Lapouille souligne son implication pour le développement du handisport. « L’inclusion est un point sur lequel on veut appuyer ». L’élue est bien consciente que « nous avons beaucoup de retard et qu’il est urgent de faire ». À la communauté urbaine, à Arras, « c’est un sujet que l’on travaille régulièrement », ajoute-t-elle. Les handicapés ont certes des difficultés mais aussi une vie dans laquelle ils doivent  s’épanouir, à condition de répondre à leurs aspirations ». Avoir la possibilité de faire du sport peut en être une, d’autant plus importante qu’elle amène les plus jeunes vers l’autonomie dans leur future vie d’adulte.
La Scarpe comme trait d’union
En aidant l’ASL Saint-Laurent-Blangy à se construire durant toutes ces années, les collectivités territoriales ont contribué à l’éclosion de nombreux sportifs de haut niveau… C’est vrai à Saint-Laurent-Blangy mais aussi à Boulogne, Saint-Omer ou Montreuil, pour ne parler que du canoë-kayak. Elles ont aussi renforcé l’image des territoires concernés. L’Arrageois a bien compris qu’elle lui est utile dans ce grand projet de développement touristique qu’il travaille, avec la Scarpe en trait d’union et le nouvel office de tourisme comme moteur.
Pour Emmanuelle Lapouille, la Scarpe, « on ne la regarde plus de la manière ». Les aménagements programmés devraient faire de ce « ruban bleu » un vecteur de développement économico-touristique.
Le « dragage du siècle » a redonné du fond au cours d’eau, ce qui réjouit les membres de l’ASL… Il a donné aussi du fond à un projet d’aménagement de territoire dont le club sera l’une des bénéficiaires. La CUA a en effet acté la construction de nouveaux bâtiments pour l’ASL, appelée à déménager pour  « préserver sa sérénité, à un moment où il est question de favoriser le développement des activités touristiques et de loisirs autour de la base actuelle avec son bassin d’eau vive. L’enjeu est de faire cohabiter tout le monde : faire du sport, du tourisme, avoir des activités ludiques, tout en préservant les milieux naturels.

Les yeux tournés vers 2024

En s’installant sur le port fluvial réhabilité, le club sera sur le bord du bassin où, après le curage de ces derniers mois, il pourra s’entraîner dans les meilleures conditions et réorganiser la Régate du Pas-de-Calais qui, depuis deux ans, a trouvé refuge à Arras. L’ASL sera aussi comme un trait d’union entre les villes d’Arras et de Saint-Laurent, les rapprochant plus encore. « On n’est plus chacun dans sa chapelle; il n’y a plus de frontières, dit Emmanuelle Lapouille. Les Immercuriens sont chez eux à Arras et vice-versa. Place à la mutualisation. La régate est l’événement qui nous rapproche».
Le concept vaut aussi dans la perspective des Jeux olympiques de Paris 2024. La Région, le Département, la CUA savent qu’ensemble ils seront plus forts pour faire entendre leur discours. Si proches de Paris, « nous avons une carte à jouer pour accueillir des délégations ». Le regretté Philippe Rapeneau en était convaincu. Pascal Lachambre qui lui a succédé est dans la même dynamique.  Qu’ils soient  acteurs associatifs, politiques, économiques, tout le monde doit jouer le jeu… « Les retours de discussion que nous avons, nous rassurent », ajoute l’élue pour qui conforter les dessertes (ferroviaires notamment) est une absolue nécessité. « C’est une chance pour les habitants du territoire ». Habitants qui doivent comprendre que l’argent mis au service du sport, dans son acception la plus large, profite à tous. Même aux non sportifs.- Philippe VINCENT-CHAISSAC / Votre info