Les collectifs 2019 de l’ASL Saint-Laurent-Blangy présentés à Arras

Photo PVC / Votre Info

La saison 2019 de canoë-kayak est bien lancée mais il fallait un temps fort pour réunir les athlètes, les entraîneurs, les dirigeants et les partenaires. Il a eu lieu ce mercredi 24 avril, à Arras, dans l’une des caves de la Grand-Place, celle du Before and After.

Moment de convivialité avant tout, il a permis de présenter les différents collectifs, ceux du Team Cadets parrainé par la Carrosserie Mantel, de l’équipe espoir EDF – ASL et du Team ASL – Eaux du Grand Arras. En s’appuyant sur un document  tout chaud sorti de l’imprimerie, le président Olivier Bayle a rappelé les noms de toutes celles et ceux qui briguent actuellement une place dans les équipes de France, avec l’espoir de disputer les plus grandes compétitions internationales : les épreuves de coupe du monde pour commencer, puis les Jeux européens et les championnats d’Europe. Et ce avant les championnats du monde qui seront d’autant plus importants pour les seniors, qu’ils permettront d’attribuer les premiers quotas de qualification aux Jeux olympiques.

TEAM ASL – EAUX DU GRAND ARRAS
Le collectif senior de l’ASL composé de treize athlètes est désormais aussi celui des Eaux du Grand Arras. Pour Didier Benard, directeur régional de Veolia Eaux des Hauts-de-France, il est tout naturel que les Eaux du Grand-Arras soient partenaires de l’ASL… « L’eau et le canoë, on est fait pour s’entendre ».  D’autant que la société est également partenaire de la Communauté urbaine d’Arras. Son objectif est de « participer à un élan, à une aventure collective et humaine, avec des jeunes, des talents et des bénévoles ». Et de faire le rapprochement entre le monde du sport et le monde de l’entreprise. Remporter des  titres et des médailles demande un dépassement de soi. C’est la même chose pour une entreprise qui doit remporter des appels d’offres.
Les sportifs apportent aux entreprises, parce qu’ils ont la culture de la gagne : « quand on fait les choses intensément, cela marque à jamais », poursuit Didier Benard qui a découvert le club, il n’y a pas si longtemps, au hasard d’une promenade familiale sur les bords de Scarpe, un jour de fête de l’eau. Et de souligner qu’il est sensible à l’esprit développé au sein de l’ASL où les athlètes participent plus largement à la vie du club comme entraîneurs ou comme signaleurs. La preuve d’une humilité qu’il faut aussi avoir en entreprise : « La démarche a du sens ».

TEAM ESPOIR EDF – ASL
Pour les Eaux du Grand Arras, l’aventure commence donc et au club, l’on espère qu’elle sera aussi longue que celle partagée avec EDF.  Trente ans déjà ! « C’est que le club nous le rend bien », commente Delphine Wattiez, responsable de communication. Déjà engagée dans la création de la base nautique, l’entreprise s’est aussi impliquée au côté du club pour lancer l’activité handikayak et soutenir les espoirs qui constituent une équipe dont ont fait partie quelques grands noms de l’ASL : Marie Delattre-Demory, Adrien Bart, Thomas Simart, pour ne citer que ceux ayant participé aux Jeux olympiques. Aujourd’hui, ils sont sept à bénéficier du soutien de l’entreprise  qui a l’habitude de soutenir les sports d’eau au niveau national mais qui s’implique aussi au niveau régional, auprès du comité régional handisport et de l’ASL dont les valeurs sont aussi celles de l’entreprise. Pour EDF, c’est une façon d’être acteur du territoire en sachant que l’entreprise n’amène pas seulement de l’argent : « on construit des choses ensemble », souligne Mme Wattiez, prenant en exemple la Journée de l’eau, grande fête du territoire.

TEAM ASL CADET – CARROSSERIE MANTEL
À l’élite avec les Eaux du Grand Arras, et aux espoirs avec EDF, il faut ajouter les jeunes, 37 minimes et cadets, répartis en deux collectifs (A et B) qui constituent le réservoir du club. De là sortiront sûrement les futurs internationaux qui rêvent peut-être déjà de Jeux olympiques… à l’horizon 2032. Ceux-là aussi méritent d’être accompagnés et c’est le cas avec la Carrosserie Mantel, entreprise immercurienne qui vient de rejoindre le camp des partenaires du club. Pour Gianni Tarvernese, son directeur, la raison de cette implication est toute simple : « Mon fils en fait partie ». Du coup cela lui paraît tout naturel, en tant que chef d’entreprise, d’apporter son soutien… mais c’est aussi parce qu’il est sensible à la qualité de l’encadrement qui apporte beaucoup aux jeunes : « Depuis qu’il est là, mon gamin grandit différemment ; il a gagné en maturité et en autonomie ». Ce dont tous les athlètes doivent faire preuve, au fil de leur jeune carrière s’ils veulent réussir, sur le plan sportif bien sûr, mais aussi en termes d’études et d’avenir professionnel.

AVEC LES PARTENAIRES INSTITUTIONNELS
À l’ASL, la notion de double projet est permanente. Nombre des athlètes présents mercredi ont trouvé du travail, des stages, des contrats, en entreprise ou dans les collectivités territoriales, avec l’appui du club. Mais pour cela, ils ont dû beaucoup travailler et montrer qu’ils savent aussi s’impliquer, avec compétence, dans les entreprises et les  administrations qui les accueillent.
Aujourd’hui, l’ASL reste à la recherche de partenaires privés et du monde économique pour continuer à faire avancer son projet, mais cela ne doit surtout pas faire oublier l’implication des partenaires institutionnels (Villes de Saint-Laurent-Blangy et d’Arras, communauté urbaine, conseil départemental, conseil régional, État) qui d’une manière ou d’une autre comptent pour beaucoup dans la réussite du club et des athlètes. Une réussite dont ils peuvent légitimement s’enorgueillir.
LE CLUB ÉLITE DU GRAND ARRAS
Cela a été plusieurs fois souligné : aujourd’hui l’ASL est devenue le club élite du Grand Arras et sans doute bien davantage au vu du nombre d’internationaux qui en ont fait partie, ce qui n’est pas pour déplaire à Nicolas Desfachelle, maire et vice-président de la Communauté urbaine d’Arras. « L’objectif, rappelle Olivier Bayle, c’est trois athlètes aux Jeux de Tokyo en 2020, trois ou quatre aux Jeux de Paris en 2024 ». Pour le mouvement olympique dans le Pas-de-Calais, c’est une énorme richesse : «À travers ces athlètes de haut niveau, je vais pouvoir communiquer », affirme Bruno Pieckowiak, président du Comité départemental olympique et sportif du Pas-de-Calais, qui, évidemment, pense beaucoup aux Jeux de Paris et aux retombées qu’ils pourraient avoir sur le Pas-de-Calais. En sachant qu’il va falloir « se regrouper pour faire preuve de cohérence ; être concret et fort ». Quant aux athlètes, ils sont désormais engagés sur le long chemin des qualifications qui passe par des sélections franco-françaises, des épreuves de coupe du monde, les Jeux européens et les championnats du monde où seront attribués les premiers quotas. Tout cela en 2019, avant de pouvoir éventuellement passer par des épreuves de repêchage en 2020. Mais là c’est une autre histoire sur laquelle l’on reviendra dans quelques mois. Maryse Cauwet, conseillère départementale, Emmanuelle Lapouille, conseillère départementale et vice-présidente de la CUA, Jean-Pierre Ferri, adjointe au maire d’Arras (représentant M. Leturque, maire) et Michel Letienne, inspecteur départemental de la Jeunesse et des Sports, personnalités qui étaient présentes mercredi, n’ont donc pas fini d’entendre parler de l’ASL.- Votre Info